« Rien n’est figé, tout se transforme.
La beauté naît dans l’impermanence. »
L’histoire de Rippling est intimement liée à celle de Juliette Barillon, sa créatrice.
Architecte de formation, elle a exercé son métier avec passion durant plus de 20 ans à la Réunion et à Mayotte, puis à Paris. Mais sa sensibilité, son lien intime avec la nature, ce qu’elle lui inspire, l’ont progressivement conduite à la création de bijoux précieux.
En 2022, après ces années de réflexion, de maturation et d’apprentissage, elle crée Rippling (qui signifie ondulation, propagation), sa marque.
Les créations Rippling, à la fois brutes et raffinées, ont une expressivité singulière. Elles incarnent son désir de capturer l’éphémère, de retranscrire la beauté qu’elle observe et qui la bouleverse.
Chaque bijou tente de mettre en résonance le visible et l’invisible, le paysage et l’intime.
« Les bijoux Rippling sont une exploration de la matière, du temps et de la beauté éphémère du monde. »
Enfant solitaire et rêveuse, Juliette aime flâner dans la nature et ses poches sont pleines des trésors qu’elle a ramassés. Elle se souvient du pendentif rapporté d’Égypte que portait sa grand-mère, d’un grand-père facétieux et savant, d’un cabinet de curiosités rempli d’objets merveilleux et insolites et de « Solveig song » du célèbre opéra de Grieg qui l’a tant émue enfant.
C’est là, dans les trésors évanescents de l’enfance que sa créativité prend racine.
Tôt, elle apprend le piano, dessine, peint. Elle aime les impressionnistes, les Nabis, Vermeer, les arts premiers, la peinture aborigène et les œuvres de Pierre Soulages qui la bouleversent.
Elle n’étudie finalement pas aux beaux-Arts mais sort diplômée de l’école d’architecture de Paris la Seine en 1998. Elle exerce son métier pendant des années, concevant des espaces, les façonnant avec un souci récurrent du détail.
En 2003, alors qu’elle est enceinte de sa première fille, Ève, ses pulsions créatives rejaillissent. Elle commence alors à photographier, pour capturer les variations de la lumière, les ombres vibrantes, les reflets, la beauté vive qui parfois s’en échappe… pour elle, tout vit, tout bat, même quand tout semble figé. Cette pratique perdure aujourd’hui et fait partie intégrante de son processus de création.
C’est à cette époque qu’elle découvre le Land Art, et plus précisément le travail d’Andy Goldsworthy avec lequel elle se sent en correspondance.
En parallèle de son métier d’architecte, elle s’aventure dans la création de bijoux fantaisie pour la marque Galaé. Mais très vite, elle ressent le besoin d’aller plus loin pour se rapprocher du précieux, du durable. La création de bijoux devient une façon pour elle de matérialiser sa quête : capturer l’éphémère.
De 2007 à 2016, elle se forme aux techniques de la bijouterie avec l’aide de deux joaillières. Ces années d’apprentissage sont marquées par une recherche constante d’authenticité et d’émotion.
C’est en 2019 avec la naissance de sa seconde fille Raphaëlle que sa vision créative s’affine. Elle trouve enfin l’expressivité qui lui correspond, crée les premières pièces de sa collection pendant sa maternité, puis démissionne pour mettre en place son projet.
Sa marque, Rippling, naît en 2022. Elle est le fruit d’années de contemplation, d’introspection et de travail. Juliette tente de cristalliser dans chaque pièce les émotions qui l’habitent face à la beauté qu’elle observe et qui lui rappelle constamment la fragilité de la vie. C’est cette conscience, à la fois lumineuse et grave, qui habite aujourd’hui ses créations.
Juliette partage maintenant son temps entre son atelier d’Ivry-sur-Seine et celui qu’elle a installé sur la presqu’île de Crozon. Là-bas, elle marche beaucoup sur les sentiers qui bordent la mer. Marcher est pour elle un chemin vers l’apaisement, une rencontre intime avec la beauté fragile des paysages. Lorsqu’elle marche, elle s’arrête souvent pour contempler.
« Dans ces moments j’éprouve une joie profonde et de la gratitude. Nous faisons partie du paysage et nous sommes vivants. »
L’inspiration naît d’un contact direct avec les éléments. Les reliefs de la mer, la veine d’une pierre, la transparence d’un feuillage, le bruissement du vent, le mouvement des nuages, les sources d’inspiration sont partout.
« Chaque geste, chaque souffle, chaque pas est une forme de dialogue avec le monde, tout est lié. »
À l’atelier, Juliette commence d’abord par dessiner pour appréhender la forme, le mouvement, la texture du bijou qu’elle souhaite créer. Chaque bijou Rippling est ensuite façonné à la main.
Juliette sculpte dans la cire des formes organiques, facettées, texturées. Puis elle fait réaliser un prototype en argent chez un artisan fondeur parisien qu’elle retravaille jusqu’à obtenir le résultat voulu. Elle travaille aussi le métal directement le déformant, le martelant, le soudant pour créer des pendentifs, des bagues ou des boucles d’oreilles. Tout au long du processus de création, Juliette contrôle la manière dont le bijou réagit à la lumière. Une fois le prototype en argent achevé, elle fait réaliser un moule et un premier tirage en or. Son processus est lent, réfléchi, inspiré. Créer, pour elle, revient à donner corps à ce qui la traverse.
« Ma main cherche la justesse, l’authenticité. Le bijou doit révéler une lumière subtile, presque intérieure. »
Les textures brutes, les facettes irrégulières, et leurs délicates vibrations dans la lumière sont au cœur de son travail.
Juliette n’aime pas le brillant, le lustré, le clinquant mais plutôt les éclats subtils qui se révèlent dans la pénombre.
Les collections Rippling sont pensées pour traverser le temps, tant dans leur esthétique que dans le choix de l’or, matériau inaltérable. Aucune finition n’est appliquée sur les bijoux de sorte que leur aspect est « définitif ». Ni rhodiage, ni plaquage. Les bijoux Rippling sont en or jaune ou or gris palladié 18k pleine masse.
Rippling utilise de l’or recyclé.
Rippling n’a pas de stock et fabrique ses bijoux artisanalement à la commande.